Le retour de la photo instantanée, grâce à la mobilité

30 Novembre 2015

3 min de lecture

Photographe sportif, David Winter est toujours à l’affût pour saisir l’instant propice des matchs qu’il suit. Ce franco-britannique partage ses clichés dans l’instant. Deux outils sont essentiels à la réussite de sa mission, son appareil photo tout autant que son ordinateur portable.

Le retour de la photo instantanée, grâce à la mobilité (Desktop)

Exerçant depuis depuis une quinzaine d’années, David Winter a déjà couvert deux Coupes du Monde de football, les derniers JO et deux Coupes du Monde de rugby. Posté sur le bord des terrains du monde entier, il cherche à capturer Le cliché incontournable de la rencontre, qui n’est d’ailleurs pas nécessairement l’image d’un but ou d’un essai.

« Lors d’un match important, avant même que le coup d’envoi soit donné, j’ai déjà pris 400 photos de peoples se trouvant dans les tribunes. Et puis pendant le match, il se passe toujours quelque chose là où il n’y a pas le ballon, un petit accrochage entre deux joueurs, un carton rouge, un joueur sorti sur blessure… et c’est ce type de photo qui a le plus de chances d’être dans le journal du lendemain », explique David Winter. Il réalise en moyenne 2 000 clichés au cours d’une rencontre. Il doit ensuite faire rapidement un tri, et partager instantanément ses images avec son agence Icon Sport, pour permettre aux médias français comme anglais de les publier au plus vite.

L’importance d’une solution mobile efficace

Pour mener à bien sa mission, David Winter doit pouvoir compter sur une solution mobile indéfectible. David fait tout en même temps : tout en continuant de suivre l’action d’un œil avisé, il repère sur l’écran de l’appareil photo, parmi la centaine d’images qu’il vient de prendre, la dizaine qui trouveront preneur. Il les transfère sur la seconde carte mémoire de son appareil, qu’il éjecte aussitôt pour l’enficher dans son ordinateur. Vient ensuite le moment de légender ses clichés via son logiciel Photo Mechanic, « le plus rapide de tous », avec le nom des joueurs, le match, la nature de l’action, etc. « Il faut écrire d’une seule main et garder son appareil photo dans l’autre. S’il se passe quelque chose, j’arrête d’écrire pour prendre la photo ».

Des photos retouchées et recadrées en direct

Les performances de la carte graphique dédiée de son ordinateur lui permettent de recadrer et de retoucher les images instantanément. David a une astuce pour s’affranchir de la lenteur de la frappe au clavier : avec son logiciel, il peut définir des numéros qui seront ensuite remplacés par du texte via un raccourci clavier. Avant le match, il écrit donc les noms des joueurs et les numéros de maillot correspondants. Il lui suffit ensuite d’utiliser le numéro pré-selectionné lorsqu’il rédige les légendes pour que le nom du joueur s’inscrive automatiquement. Au cours de ce numéro de jonglage, il arrive que l’ordinateur prenne des coups, sa solidité est donc un critère essentiel.

L’Ethernet pour faciliter le partage

L’envoi des photos sur le serveur de l’agence est un moment crucial. « Quand j’ai commencé en 2000, j’envoyais les photos par mon mobile, avec un câble relié à l’ordinateur. Il fallait composer un numéro pour avoir une connexion. Pour une seule photo, cela prenait quatre ou cinq minutes ! Après, il y a eu le GPRS puis la 3G. Au début, la 3G était incroyable, car peu de personnes l’avaient. Mais maintenant, tout le monde se connecte et même les spectateurs dans le stade regardent le match sur leur téléphone ! Du coup, le débit ne suffit plus. En Angleterre, j’utilise maintenant un boîtier 4G appelé MiFi, une sorte de borne Wi-Fi personnelle qui se connecte au réseau 4G. J’ai commandé la même pour la France, car ce n’est plus possible de travailler en 3G. Il y a bien du Wi-Fi dans les stades, mais cela ne fonctionne que très rarement ». Le câble Ethernet est le système le plus efficace. Certains stades en sont équipés tout autour du terrain, comme celui de Wembley ou le Parc des Princes. La vitesse de transmission est très rapide, David n’en croyait pas ses yeux lors de sa première tentative. Cela implique que l’ordinateur du photographe soit impérativement doté de toutes les connexions réseau.

Dans son métier, David doit être rapide, prendre les bonnes photos, au bon moment, mais aussi les traiter et les partager de manière quasi instantanée. Pour marquer à coup sûr, son ordinateur portable doit être mobile, puissant et performant.

Corinne Couté

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