Les 10 plus gros ratés de l’impression

28 Octobre 2016

4 min de lecture

L'histoire de l'impression est jalonnée d’anecdotes plus ou moins graves, ayant entraîné la diffusion malencontreuse d’informations ou le vol de données sensibles. Voici 10 exemples de ces accidents auxquels chacun d’entre nous préférerait échapper !

Les 10 plus gros ratés de l’impression (Desktop)

L’impression de bureau n’est pas un long fleuve tranquille. Quelle entreprise n'a pas été confrontée un jour à la sortie malencontreuse d'un document confidentiel au milieu de l'open space ? Découvrez notre top 10 des impressions manquées.

Le « repeat » de la dernière impression

Le célèbre acteur américain Samuel L Jackson était convaincu d’avoir respecté à la lettre les règles de protection des données imposées par le producteur du film Avengers, dans lequel il incarne le personnage de Nick Fury : il utilisait une broyeuse afin de détruire chaque version de son script et s’efforçait de ne jamais laisser traîner la version en cours. Mais c’était sans compter la mémoire interne de l’un des copieurs utilisés par son assistant pour imprimer le scénario en question : celle-ci a été utilisée par un tiers pour relancer l’impression du document qui venait d’être édité. Confrontés à la fuite du précieux sésame, qui a immédiatement été relayé sur la Toile, les studios Marvel/Disney* ont mené l’enquête. Sans succès.

http://blog.wenn.com/all-news/jackson-scolded-over-leak-of-the-avengers-script/

La panne d’encre au mauvais moment...

… et l’erreur de procédure ! C’est ce qui s’est passé au parquet de Bobigny, en 2014, lorsqu’un document n’est pas parvenu jusqu’à la chambre d’instruction, faute d’encre dans un copieur multifonction au moment de la réception.** Conséquence : le principal suspect dans une histoire de meurtre a été libéré de la maison d’arrêt de Villepinte, entraînant de nombreuses réactions outragées de la part des proches de la victime.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/02/07/01016-20140207ARTFIG00084-un-homme-soupconne-de-meurtre-libere-faute-d-encre-dans-le-fax.php

Le pot aux roses involontairement dévoilé

En France, un directeur commercial a été licencié pour faute au motif qu’il planifiait de lancer à son compte une nouvelle activité concurrente de son employeur. En cause ? Une impression des statuts de la nouvelle société, malencontreusement oubliée dans le bac d’une imprimante, ayant révélé son dessein à son employeur. Le directeur a vu son licenciement confirmé en appel et s’est vu refuser toute demande d’indemnisation.***

https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000029250086

femme devant imprimante HP 

Des informations confidentielles subtilisées

Un banquier américain, qui travaillait pour Crédit Suisse et dont le bureau se situait à proximité d’une imprimante, a été arrêté pour avoir volé (et revendu à un investisseur étranger) des informations concernant au moins neuf très grosses acquisitions. Ces projets avaient tous été mentionnés dans des documents imprimés à proximité de son bureau !

http://www.nytimes.com/2007/05/04/business/04trade.html?_r=0

L’espionnage d’une imprimante connectée

En 2010, à l’issue d’une enquête menée par le FBI, la Chambre des États-Unis s’est aperçue que l’une de ses imprimantes de bureau communiquait directement avec une adresse IP située en Chine, tandis que les disques durs d’au moins quatre de ses experts étaient étroitement surveillés.

http://www.nytimes.com/2012/02/11/technology/electronic-security-a-worry-in-an-age-of-digital-espionage.html

Le lancement à distance d’impressions parasites

C’est ce qui est arrivé récemment à la prestigieuse université californienne Berkeley, confrontée au lancement de l’impression d’un ensemble de tracts antisémites et homophobes sur son réseau d’imprimantes connectées, par un militant extérieur. L’université a depuis engagé une réflexion sur la sécurisation de son réseau d’imprimantes, auquel le militant prétendait avoir accès car faisant partie du domaine public. Des établissements d’enseignement supérieur allemands ont depuis eu à subir des problèmes analogues.

http://www.dailycal.org/2016/04/01/campus-announces-upgrades-to-network-security-after-printer-attack/

http://www.nytimes.com/2016/04/23/world/europe/germany-anti-semitic-leaflets.html

La prise de contrôle par un tiers

« C’est un canular ? » Voici la réaction d’une employée d’un laboratoire de recherche en informatique à laquelle un journaliste du site Rue89 venait d’adresser plusieurs missives, par imprimante interposée : « Si vous trouvez cette page dans votre imprimante, c’est que n’importe qui peut y accéder via Internet sans même avoir à taper un mot de passe ». Il a repéré sur le Web l’adresse et les caractéristiques de cette imprimante – et de plusieurs milliers d’autres – par l’intermédiaire du moteur de recherche d’objets connectés Shodan. Ce qui laisse présager d’autres impressions à distance sur les machines non-protégées.

http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/09/jai-pris-les-commandes-camera-ai-retrouves-252793

https://www.shodan.io

Le mauvais chiffre

En 2011, un entrepreneur français a reçu de la part de son opérateur une facture assez surprenante, d’un montant de 716 millions d’euros. En cause : « un bug informatique » apparu au moment de l’impression. Qui s’est traduit par l’édition d’une facture particulièrement salée...

http://www.nextinpact.com/archive/63244-orange-facture-exorbitante-716-millions-euros.htm

L’impression de « mauvais » documents électoraux

En période électorale, toute erreur dans les données imprimées peut coûter très cher : dans l’État de New-York, à l’occasion de la dernière primaire, les autorités ont été contraintes de dépenser 200 000 dollars afin de rééditer dans l’urgence tous les bulletins en langue espagnole. Explication : ceux-ci mentionnaient une date inexacte...

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/04/20/primaires-americaines-le-scrutin-de-new-york-entache-de-nombreuses-irregularites_4905207_829254.html

L’impression la plus coûteuse

Pour terminer cette série sur un ton humoristique : le site satirique Le Gorafi rapportait cet épisode aussi comique que glaçant : « Une stagiaire mène son entreprise à la banqueroute après avoir lancé 350 053 copies d’une page blanche »... « En 5 heures, le bâtiment entier était gangrené, les activités interrompues, tandis que la photocopieuse du quatrième continuait à cracher des feuilles blanches ». Mais rassurez-vous, ce phénomène n’a jusqu’ici encore jamais été constaté !

http://www.legorafi.fr/2013/06/18/une-stagiaire-mene-son-entreprise-a-la-banqueroute-apres-avoir-lance-350-053-copies-dune-page-blanche/

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